Émotions
fortes
au Centre-du-Québec
Il m’arrive parfois de me retrouver en voyage qui, au départ,
se devait être bien tranquille. Quelques visites, des entrevues,
de charmantes expériences qui m’éblouissent tout
de même.
Cette fois-ci, ce sont bien plus que de charmantes expériences dont j’ai du faire face. Je me suis retrouvée face à mes limites, face à certains doutes et malheureusement, face à ma pire frayeur. Il y a de ces voyages de presse qui vous surprend là où vous vous ne vous en attendez pas. C’est ce qui rend mon métier des plus intéressants.
Vive les hauteurs
Lundi matin, sous un beau ciel dégagé, quoi de mieux que
de marcher sur un fil à quelques mètres du sol, chose que
je n’avais jamais expérimentée avant. Et bien c’était
ce qui m’attendait à Arbre
en Arbre à Drummondville.
Accompagnée de la responsable des communications de l’office
du tourisme et d’une collègue de Québec, c’est
vers 10 heures que l’on de lança vers les sommets verts
de ce parcours à obstacle suspendu. Après une petite séance
d’information, nous voilà parties à escalader arbres
après arbres, accrochées seulement par deux mousquetons
sur la corde de sureté. C’est la première fois que
nous rencontrons, toutes les trois et pourtant, après quelques « cascades » très
peu gracieuses, nous développons un lien très fort dans
l’immédiat. Nous nous sommes engagées dans la même
cause, celle de traverser ce labyrinthe accroché au ciel et nous
y parviendrons.

L’humeur est à la blague, au laisser-aller également. Mon corps me surprend. Je ne me croyais pas apte à de telles acrobaties. Jusqu’à un certain point, je me sens un peu plus jeune, presqu’une gamine qui frôle le sommet des arbres, comme si je marchais sur un tapis de feuilles. Armée de ma caméra je filme les exploits de mes camarades et j’en profite pour me lancer sur la tyrolienne tout en tenant ma caméra en équilibre sur ma poitrine (voyez la vidéo ici) . Éclats de rires, émerveillements des nos propres exploits, nous avons toutes trois, beaucoup, beaucoup de plaisir. Des gamines, je vous dis !
Nous traversons les trois premiers niveaux sans trop de difficultés. Par là je veux dire que la suite sera absolument épouvantable. Rien ne m’avait préparée à ce vertige. Là-haut, si loin de la sûreté du plancher des vaches, je commence à avoir hâte de voir arriver la fin du trajet. Heureusement, la vue est époustouflante ! Avec la rivière St-François juste à notre gauche, le parcours en vaut la peine.
A la vue de la dernière tyrolienne, c’est avec beaucoup
de soulagement que je vois cette épreuve enfin terminée.
Simplement parce que mon corps n’en peut plus et que je meurs de
faim. Cela demande beaucoup, une telle activité. Je suis néanmoins
heureuse de l’avoir fait en début de journée.
Après avoir remercié notre guide et de se féliciter
mutuellement de nos exploits, nous partons vers la fromagerie
Lemaire pour y déguster une authentique poutine.

Je n’ai jamais goûté de fromage « en crotte » plus frais que celui-là. Il vous faut absolument y passer pour y goûter le fromage en grains frais et encore chaud qui sort de la fromagerie. Plus jamais le fromage en grains de sera pareil, selon vos papilles.
